Opération Akhilleus

Opération Akhilleus est mon deuxième roman, coécrit avec Franck Jeannot, qui a été publié en 2006.
Il nous a été inspiré lors d’un voyage à Corfou, alors que nous visitions l’Achilleon, le palais construit pour l’impératrice Sissi, et nous a conduits à explorer différents domaines, la plongée, l’espionnage et l’Histoire avec des événements qui se sont déroulés pendant la Première Guerre Mondiale.
Il est toujours disponible en version papier ou numérique.

couverture OA

4ème de couverture :

1891. L’impératrice Elisabeth d’Autriche fait construire un palais à Corfou, l’Achilleion.
2003. Un couple de plongeurs français découvre sur cette île une lettre révélant l’existence d’un terrible secret. Elle est aussitôt transmise aux services secrets de leur pays.
1915. Au cœur de la Première Guerre Mondiale, le paquebot Lusitania vogue vers l’Angleterre, sur une mer pleine de danger. Il a rendez-vous avec son destin.
2003. Envoyés à Corfou, Marie et Erwin, deux agents français, doivent retrouver des documents mentionnés dans la lettre, cachés dans l’Achilleion. Mais ils ne sont pas les seuls : les Grecs et les Britanniques sont aussi à leur recherche… et le passé trouble de Marie pourrait bien mettre en péril leur mission.

 

Extrait :

1891 – 1892 Corfou
Le soleil rougeoyait au-dessus des eaux magnifiques de la côte est de Corfou, sur les hauteurs du village de Gastouri ; l’air était doux en cette fin de mois d’octobre.
Depuis bientôt deux ans, l’endroit était un chantier où régnait une occupation intense pour la construction du palais d’Elizabeth de Wittelsbach, impératrice d’Autriche, connue dans toute l’Europe sous le surnom de Sissi. Amoureuse de la Grèce et en particulier de l’île de Corfou, elle avait acheté en 1889 une propriété à une dizaine de kilomètres de la ville de Corfou et fait détruire le bâtiment qui s’y dressait, la Villa Vraila, pour ériger à sa place un palais dédié à la mémoire de son héros préféré, Achille. Les travaux touchaient bientôt à leur fin. Régulièrement, Elizabeth venait y installer ses dernières acquisitions pour la décoration de son palais, qu’elle supervisait elle-même.
Cette fois-ci, elle avait fait apporter la statue de son poète préféré, Heinrich Heine, qu’elle avait commandée à Ernst Herter. Elle profitait de cette occasion pour faire un bref séjour dans cette île qu’elle adorait, ainsi que pour donner des ordres sur une idée qui lui était venue peu de temps auparavant.
Assise dans la véranda, en fait un banc de marbre circulaire surmonté d’une tente multicolore, Elizabeth regardait distraitement le Jardin des Muses. Ses yeux glissaient de la statue de Satyre et Dionysos à celle d’Arion sauvé par un dauphin, dressée au milieu d’un bassin couvert de nymphéas. C’était son refuge préféré, où elle venait fréquemment pour retrouver le souvenir de son fils chéri, Rodolphe, si injustement perdu, ou guetter le bateau du courrier de Vienne. Ce soir-là, elle semblait perdue dans ses pensées, coupée du monde réel, mais cette distraction n’était qu’apparente. Depuis le matin, elle trompait son impatience, guettant l’instant où le calme reviendrait avec le départ des ouvriers et où elle pourrait enfin s’entretenir avec l’homme qu’elle allait rencontrer en secret…

 

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