La nuit dans les landes…

Voici une nouvelle écrite pour un concours sur un forum d’écriture, dont le sujet était de compléter les quatre premières phrases, avec un texte dont la contrainte était de faire peur.
Je me suis amusée, sur ce texte, à remplir ces contraintes en les intégrant à une fan-fiction d’une de mes séries préférées, « Docteur Who » (version 10ème Docteur, avec David Tennant).

Bonne lecture !

* * * * *

Je jetai un œil furtif à l’arrière de la voiture et contemplai, horrifiée, ce qui s’y trouvait. Le conducteur avait le regard fixé devant lui, les yeux plongés dans la nuit noire et profonde, tandis que la route défilait. Je déglutis. Je savais ce qu’il me restait à faire. Ou plutôt non, je ne le savais pas, et tout en essayant de calmer les battements affolés de mon cœur, je me rappelai comment je m’étais fourrée dans un tel pétrin…

Mais qu’est-ce qui m’avait pris ? J’aurais dû savoir que c’était une mauvaise idée, à l’instant même où le Tardis s’était matérialisé devant moi et que le Docteur en avait jailli pour me proposer de faire un tour avec lui. J’avais pourtant suffisamment vu et revu les épisodes de ses différentes aventures pour savoir que tout voyage avec lui tournait invariablement à la catastrophe à un moment ou à un autre. Malheureusement, j’avais quand même accepté et notre saut dans le temps n’avait pas fait exception à la règle : au lieu de visiter l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, voilà que nous nous étions retrouvés dans une lande déserte, perdue loin de tout, sans doute à la fin du XIXème siècle. Pour couronner le tout, après le départ inopiné du Tardis, nous laissant plantés là, le Docteur et moi avions été séparés en essayant de chercher de l’aide. Au moins, je portais une tenue qui correspondait à peu près à l’époque, une robe à tournure de coton bordeaux, ainsi que des bottines de cuir à talons pas très adaptées à des chemins de campagne.
Alors que la nuit allait tomber, j’avais commencé à désespérer car je ne voyais pas âme qui vive à l’horizon, ni même l’ombre d’une masure. Lorsqu’un grincement avait fini par déchirer le silence, je m’étais retournée et j’avais éprouvé un profond soulagement en apercevant une calèche noire qui arrivait dans ma direction. Sans plus réfléchir, je m’étais postée au milieu de la route et j’avais fait de grands signes au cocher pour l’arrêter, le suppliant de m’emmener à l’abri. Il m’avait brièvement détaillée et j’en avais fait de même : un instant, je fus tentée de m’enfuir devant son faciès de brute, un visage épais, à la bouche tordue remplie de chicots noirs et au menton couvert d’une barbe mal taillée. Avec son physique de colosse, l’homme évoquait un bandit de grand chemin. Cependant, j’étais tellement perdue et désespérée que sa compagnie m’avait semblé moins pire que de rester ici seule en pleine nuit, car j’entendais au loin hurler des loups, ou des chiens sauvages. J’avais donc accepté la main tendue par le cocher pour me hisser à côté de lui. J’avais à peine eu le temps de m’accrocher à mon siège que l’homme avait fait claquer son fouet pour lancer ses deux chevaux noirs à un train d’enfer. Tandis que je me crispais de toutes mes forces pour tenir – si je tombais, je me romprais le cou –, je frissonnais car le froid transperçait les fines manches de mon corsage. Une fois de plus, je maudis le Docteur qui ne m’avait même pas fourni une cape pour me réchauffer, une façon comme une autre d’essayer de penser à autre chose qu’à ma position peu reluisante…
Et maintenant, alors que la pleine lune s’était levée en perçant les ténèbres, tandis que cette carriole de l’enfer roulait à tombeau ouvert sur une route défoncée, j’avais jeté un coup d’œil à l’arrière de la voiture. J’étais restée sans voix en y découvrant plusieurs personnes apeurées, ligotées et bâillonnées, ainsi que le Docteur, attaché lui aussi et visiblement assommé : sans doute avait-il agacé le cocher avec ses bavardages incessants, d’où ce « traitement de faveur » jugé plus efficace qu’un bâillon pour le faire taire. Si, avant cette vision, je pouvais espérer que le Docteur allait venir à mon aide, maintenant je savais que j’allais devoir me débrouiller seule.
J’essayai de distinguer la route devant nous, me demandant où le mystérieux cocher nous conduisait : un défilé rocheux apparut devant nous, et bientôt la voiture s’engagea entre ses deux parois escarpées. L’homme ne ralentit pas un instant et le bruit des sabots résonnant sur la terre dure envahit le défilé, emplissant mes oreilles du vacarme. Je ne pus en boucher qu’une, mon autre main continuant à agripper convulsivement le siège pour ne pas tomber. Mon cœur battait la chamade tandis que j’essayais de surmonter la panique qui envahissait mon esprit pour analyser la situation. Le colosse avait enlevé des gens, ainsi que le Docteur : pourquoi ? Qu’allait-il faire de nous ? Je n’étais pas attachée, mais je me rendais compte que j’étais prisonnière comme les autres, et que le cocher comptait sur ma peur pour que je ne fasse rien. Il avait raison : j’étais terrorisée et si j’essayais de sauter en marche, je me fracasserais les os, vu la vitesse du véhicule. Mon instinct de survie me criait donc de rester là sans rien tenter et d’attendre la suite. Il me semblait que le Diable lui-même conduisait cet attelage pour me mener en Enfer, et j’avais du mal à calmer les battements affolés de mon cœur.
Bientôt, enfin, la charrette émergea du défilé et je distinguai au loin, devant nous, la silhouette d’un petit château à moitié en ruine. J’essayai de me raisonner, sans y parvenir : une sourde angoisse me tordait le ventre et même si je me répétais que ce n’était sans doute qu’un cauchemar, rien n’y faisait. Le froid qui me saisissait, les cahots de la route et la peur qui me paralysait ne me laissaient guère de doutes : je ne rêvais pas…
Enfin, la voiture s’arrêta dans la cour du château. J’aurais pu essayer de m’enfuir à ce moment-là, mais mes jambes ne me portaient plus : si je tentais de descendre, j’étais sûre de m’effondrer par terre tellement je tremblais.
Plusieurs hommes au physique aussi peu engageant que celui du cocher sortirent du bâtiment et s’avancèrent vers nous, sans doute pour décharger le véhicule de son chargement. L’un d’eux, mince et bien habillé, dénotait parmi les autres, et j’en déduisis qu’il devait être leur chef. Il me fixa sans aménité et demanda au conducteur d’une voix dure :
— Pourquoi celle-là n’est pas attachée ?
— J’l’ai ramassée sur la lande à la tombée d’la nuit, c’était pas utile d’la ligoter, j’roulais trop vite pour qu’elle fasse quoi qu’ce soit !
Un des nouveaux arrivants me saisit sans ménagement par le bras et me fit descendre de mon siège. Je trébuchai en touchant le sol, empêtrée dans la tournure de ma jupe, et sans sa main qui me tenait fermement, je me serais étalée au sol. Ses compagnons emmenaient les prisonniers bâillonnés à l’intérieur du château. Le plus costaud avait saisi le Docteur sous les bras et le traînait comme s’il s’agissait d’un vulgaire sac de pommes de terre. Je me retournai vers leur chef, lui demandant en tremblant :
— Qui êtes-vous ? Qu’allez-vous faire de nous ?
L’homme me jeta un regard mauvais, avant qu’un rictus n’étire ses lèvres. Un frisson glacé me parcourut la colonne vertébrale : sur qui étais-je donc tombée ? Mais pourquoi n’étais-je pas restée tranquillement chez moi ? Sans daigner me répondre, il tourna les talons et rentra dans le bâtiment, tandis que son sbire me poussait rudement vers le hall d’entrée. L’intérieur du château était sombre, plein de poussière et de toiles d’araignées, seulement éclairé ici et là par quelques lampes à huile. Visiblement, l’électricité n’avait pas encore fait son apparition dans ce lieu. Je faillis pousser un hurlement en apercevant un rat traverser le hall en trottinant, surtout lorsqu’il s’arrêta quelques secondes pour me fixer de ses yeux sombres. Pendant qu’on m’entraînait vers un escalier qui menait au sous-sol, je remarquai que le mobilier était soit vermoulu, soit inexistant : de toute évidence, plus personne ne vivait ici depuis longtemps. Ce n’était sans doute qu’un lieu de passage pour nos ravisseurs, et pour nous aussi certainement, mais vers où ? Un autre endroit, ou droit vers le cimetière, une fois qu’ils nous auraient tués ?
Nous parvînmes à une crypte dans laquelle se dressaient plusieurs grandes cages de métal. Mes compagnons d’infortune se trouvaient dans l’une d’elles, et le Docteur, toujours inconscient, dans une autre. Pour quelqu’un qui se vantait de courir vite pour échapper à ses ennemis, sur ce coup-là, c’était raté…
Mon cerbère me poussa dans une cage vide après m’avoir lié les mains dans le dos. La corde était serrée et me brûlait les poignets, impossible de me libérer. Toujours tremblante, je m’assis comme je le pus au fond de ma geôle, dos aux barreaux, attendant la suite avec angoisse tout en essayant de calmer ma respiration.
Le chef passa lentement devant nos cages, semblant nous évaluer, et une fois de plus, je me demandai ce qui nous attendait. Il se retourna finalement vers le cocher en lui lançant d’un ton mécontent :
— La moisson n’est pas terrible cette fois !
L’homme haussa les épaules avant de se défendre :
— Les gens du cru s’méfient maint’nant, y a eu d’jà pas mal d’disparitions ! Faudrait p’t-être changer d’coin !
— Ce château est la cachette idéale, les habitants ont trop peur des légendes locales pour venir y fourrer leur nez. Pas question de l’abandonner !
Le colosse haussa de nouveau les épaules, répondant :
— Y a quand même cinq personnes qu’iront bien pour les mines, et la donzelle est pas mal, elle conviendra pour un bordel !
Il fallut quelques secondes à mon cerveau paniqué pour réaliser ce qu’il venait de dire : la donzelle, c’était moi, et ce qu’il envisageait pour moi… Non ! Je compris alors qu’ils se livraient au trafic d’êtres humains et que nous constituions la prochaine livraison. J’aurais dû résister, protester, mais la peur me paralysait. Le sort qui m’attendait me semblait pire que tout. Je jetai un coup d’œil suppliant au Docteur : il fallait qu’il nous tire de là, tous, d’un coup de tournevis sonique ou de n’importe quelle autre façon, et qu’il mette ces sinistres personnages hors d’état de nuire, ça ne pouvait pas se terminer comme ça !
Le chef sortit de sa poche une montre à gousset et la consulta, avant de lâcher :
— Ils vont bientôt arriver, remontons les attendre.
Nos ravisseurs quittèrent la pièce en nous laissant seuls. Ils n’étaient pas inquiets, car ligotés et enfermés dans de solides cages de métal, nous n’avions aucune chance de nous échapper.
Dès que j’entendis la porte de la crypte se refermer, je me mis à chuchoter :
— Docteur, Docteur, réveillez-vous, je vous en supplie !
Tout en l’appelant, je touchai les barreaux de la cage derrière moi : c’étaient des carrés de métal aux arêtes tranchantes. J’essayai de faire glisser les cordes dessus pour me libérer, sans cesser de tenter de réveiller le Docteur. Je réprimai un cri quand mon poignet dérapa et que le métal érafla ma peau, la coupant net. Affolée, je sentis le sang couler et me demandai si je ne m’étais pas ouvert une veine. Au même moment, je perçus des couinements et, de plus en plus paniquée, pensai au rat qui traversait le hall. Je hoquetai : et si mon sang l’attirait et qu’il me mordait ? Et surtout, s’il n’était pas seul ? Allais-je me faire attaquer par un troupeau de rats affamés ?
Au bord des larmes, je m’activai aussi vite que je le pouvais, m’efforçant de ne pas me blesser plus. Malheureusement, les cordes refusaient de rompre, alors que le temps pressait. Ma situation devenait de plus en plus critique, et j’avais aggravé mon cas avec ma blessure.
Un bruit sur le côté me fit tourner la tête et le soulagement m’envahit en voyant le Docteur se réveiller enfin. Il regarda autour de lui, un peu hébété, puis se tourna vers moi :
— Où sommes-nous ? Que nous est-il arrivé ?
— Chut, parlez moins fort ! Nous avons été enlevés !
— Par qui ?
— Des hommes qui veulent nous vendre comme esclaves. Faites quelque chose, sortez-nous de là !
Il me fixa, un peu éberlué :
— Comment ?
— Je ne sais pas, c’est vous le Docteur, trouvez une idée géniale ! Tenez, utilisez votre tournevis par exemple !
La situation commençait à me faire perdre tout contrôle : malgré mes efforts, je ne parvenais pas à me libérer et la panique m’envahissait. Elle se mêlait à l’énervement face à l’impuissance du Docteur, qui me rendait folle. Si lui ne pouvait rien faire, qui nous aiderait ?
Je jetai un coup d’œil vers lui ; il me fixa et me demanda :
— Où sont nos ravisseurs ?
— Ils attendent leurs clients, pour nous vendre.
— Ils sont nombreux ?
— Six, dont cinq armoires à glace, nous n’en viendrons pas à bout seuls… Aïe !
— Qu’y a-t-il ?
Je ne répondis pas tout de suite, submergée par la terreur : je me reculai avec horreur, après avoir senti une morsure sur ma main ensanglantée. Je me retournai en claquant des dents et découvris le rat famélique qui venait de s’en prendre à moi ; ses yeux fiévreux me fixaient et il était évident que je ne lui faisais pas peur du tout. Du mouvement dans l’ombre au fond de la pièce me glaça : cette bestiole répugnante ne représentait que l’avant-garde, plusieurs paires d’yeux luisants étaient dardés sur moi, n’attendant sans doute qu’un signe pour se jeter sur moi. Je m’étranglai :
— Docteur, pressez-vous, les rats vont m’attaquer… il y en a déjà un qui m’a mordue !
— Pourquoi ?
— Je me suis coupée la main, mon sang les attire !
— Oh !
Oh ?! Je lui disais que des rats assoiffés de sang risquaient de m’attaquer d’un instant à l’autre et tout ce qu’il trouvait à dire, c’est oh ?! Si je n’avais pas été dans un tel état de peur, de panique et proche de l’évanouissement – et ligotée et enfermée dans une cage aussi –, je l’aurais assommé avec le premier objet qui me tombait sous la main !
Je m’étais éloignée des parois de la cage, trop proche des rats à mon goût, mais du coup, je ne pouvais plus me libérer. L’espace entre les barreaux ne pouvait laisser passer un homme, en revanche ils étaient assez larges pour un rat, et je compris, terrifiée, que j’étais piégée, à la merci de ces monstres. Je tançai le Docteur :
— Nom de Dieu, c’est vous qui nous avez fourrés dans ce pétrin, sortez-nous de là !
— J’essaie, je réfléchis…
— Arrêtez de réfléchir et agissez ! Vous ne voyez pas que ces rats vont me bouffer ?!
Je devenais hystérique. Comme s’ils avaient senti ma peur et qu’elle les attirait, les rongeurs trottinèrent en direction de ma cage.
Le Docteur tentait de se libérer de ses liens, sans grand succès ; il parut avoir une illumination :
— Mettez-vous debout !
— Quoi ?!
— Levez-vous, ils ne pourront plus atteindre votre main !
Je doutais que ça suffirait à les arrêter, mais tant bien que mal, je me remis sur mes jambes, empêtrée entre mes mains et ma jupe à tournure, privée de points d’appui. Je tremblais comme une feuille et j’avais du mal à tenir sans m’effondrer. Les rats avaient atteint ma cage et se tenaient près des barreaux. Ces sales bêtes devaient préparer leur attaque, pour trouver la meilleure façon de me boulotter. Ma main me faisait mal, entre la coupure qui saignait toujours et la morsure qui allait sans doute s’infecter. J’avais de plus en plus de mal à surmonter le tourbillon qui avait envahi mon esprit pour garder mon sang-froid. Je me mis à insulter le Docteur :
— Espèce d’incapable, vous allez faire quelque chose, oui ou non ?
Non, ça ne pouvait pas se terminer comme ça, pas maintenant… Je pivotai sur moi-même en chancelant, de plus en plus affolée : d’autres rats avaient surgi de l’ombre et encadraient maintenant toute la cage. Si je criais, je les ferais peut-être fuir, mais en attirant nos ravisseurs. Mais si je me taisais, je me faisais dévorer dès que je m’effondrais au sol. Le choix fut vite fait : je me mis à hurler, laissant libre court à la panique que je retenais depuis trop longtemps. Le Docteur devait essayer de me faire taire, mais je ne l’entendais pas, hystérique, incapable d’arrêter le flot sonore qui coulait de ma bouche.
Des bruits précipités résonnèrent dans l’escalier et une clarté envahit la pièce. Nos ravisseurs arrivaient en courant, suivis de trois autres hommes, sans doute les commanditaires. Le chef demanda en criant, pour s’efforcer de couvrir mes hurlements :
— Que se passe-t-il ici ?
Leur arrivée brutale avait effrayé les rats : ceux-ci battirent en retraite, s’éparpillant dans la pièce. Le cocher déverrouilla ma cage et, voyant que je ne me calmais pas, me donna deux gifles retentissantes pour me faire taire. Je m’effondrai au sol en silence, presque assommée, n’entendant plus qu’un brouhaha autour de moi. Les inconnus allaient sans doute nous emmener, mais je n’étais plus en mesure de résister. Quant à savoir quel serait le pire, entre être à leur merci ou me faire dévorer par des rats, mon cerveau n’était plus en mesure de répondre. Je sursautai à peine, incapable de réagir, quand des cris parvinrent soudain à mes oreilles :
— Police, que personne ne bouge !
Un désordre indescriptible envahit la pièce tandis que des policiers faisaient irruption et engageaient le combat avec nos ravisseurs. Heureusement pour nous, trop occupés à se défendre, ces derniers semblaient nous avoir oubliés, alors que nous aurions pu servir d’otages.
Enfin, au bout de quelques minutes, le vacarme se calma et je découvris, en soulevant avec difficulté mes paupières, encore sonnée, que la police avait maîtrisé tout le monde ; j’entendis, dans un bourdonnement, le commissaire s’adresser aux bandits :
— Cette fois-ci, après des semaines de recherche, nous vous trouvons enfin, c’en est fini de vos méfaits !
Malgré le soulagement qui m’envahit à ces mots, je n’arrivais pas à résister à l’engourdissement qui me submergeait. Je croisai le regard du Docteur et son sourire fut la dernière chose que je vis…

La première chose que je vis en ouvrant les paupières fut l’étagère sur laquelle s’alignaient les DVD de la série. Je clignai des yeux et regardai autour de moi, surprise : j’étais allongée sur mon canapé, dans mon appartement, et je venais de faire un stupide cauchemar. Je secouai la tête et s’assis en me traitant d’imbécile, me disant que j’avais trop regardé ce feuilleton. Je levai la main pour dégager les cheveux qui tombaient sur mon front, et ce fut là que je les vis, toutes les deux : une trace de coupure à peine cicatrisée et celle de la morsure de petites dents pointues…

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