Les Uchroniques Comtoises – 1 – Les mystères de Joux

Il y a quelques années, j’avais écrit pour des appels à textes plusieurs nouvelles qui se déroulaient en Franche-Comté, dans un univers steampunk uchronique, où l’on retrouvait le héros, Victorien Larchet, et ses proches, à différentes époques de sa vie.

Ces nouvelles n’ayant pas été retenues, j’ai décidé de les reprendre pour faire une série de petits romans qui sont aussi un retour aux sources pour moi, en prenant pour décors différentes villes de Franche-Comté et en m’appuyant sur des légendes locales.
Chaque roman pourra se lire indépendamment, en formant une histoire complète à chaque fois.

Voilà aujourd’hui le premier tome de la série, Les mystères de Joux, où vous ferez connaissance de Victorien, de son père Fernand et de Charlotte, leur gouvernante.

Pour leur donner vie, la talentueuse ML VERSINI a su trouver l’essence des personnages pour en faire les vedettes de la couverture.

Bonne lecture !

JOUX_petit

Quatrième de couverture :

1903
Besançon est devenue la capitale de la technologie française. Elle abrite au cœur de la Citadelle qui domine la ville, sous la protection de l’armée, un des instituts de recherche les plus avancés du pays.
Victorien, le fils du directeur, y travaille depuis trois ans comme ingénieur. Il a bercé toute son enfance dans les légendes de la région et rêve de mener à bien la construction d’une machine volante pour partir à la recherche de celle qui hante ses rêves, la mystérieuse Dame Verte.
L’occasion lui est bientôt offerte de donner vie à son projet, mais de la Citadelle de Besançon à la forteresse de Joux où vont le conduire les événements, le chemin va se révéler semé d’embûches.

 

Extrait :

Les rayons du soleil perçaient au travers du feuillage et nimbaient la surface de l’étang de paillettes d’or. Assise sur un rocher, une femme aux cheveux auburn cascadant dans son dos, vêtue d’une longue robe verte, caressait distraitement la tête du lynx couché à ses pieds comme un gros chat. Les yeux émeraude de la dame ne quittaient pas l’animal qui s’ébattait joyeusement dans l’onde, son escarboucle de rubis posée sur la rive. La Vouivre plongeait, remontait à la surface, puis ébrouait ses ailes, répandant de fines gouttelettes autour d’elle.
Victorien observait ce tableau, le cœur battant, tapi derrière un tronc. Enfin, il avait trouvé celle qu’il désirait depuis si longtemps, cette belle Dame Verte qui hantait ses pensées et occultait toutes les autres femmes. Pétrifié, le jeune homme ne savait que faire : il brûlait d’envie de l’aborder, de lui avouer à quel point elle comptait pour lui et combien il l’avait cherchée dans les forêts de la région… Mais la peur le retenait : peur de la voir s’enfuir à son apparition ou, pire, de l’entendre le rejeter.
Il hésita longtemps, avant d’oser bouger et avancer de quelques pas dans sa direction. Une branche morte craqua sous son pied. Aussitôt, la Vouivre releva la tête, la Dame Verte se leva d’un bond et le lynx scruta les alentours de son regard perçant. Lorsque ses yeux fixèrent Victorien, encore sous le couvert des arbres, il sut que ce dernier l’avait repéré. D’un preste mouvement d’ailes, la Vouivre rejoignit la rive, ceignit son escarboucle et s’envola vers les cieux. Le jeune homme, fasciné, suivit son mouvement qui ne dura que quelques secondes. Lorsqu’il reporta son attention sur la Dame Verte, celle-ci s’était évaporée.

 

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